Les plaines de Ndutu

" Karibu " (Bienvenue)

" Hakuna Matata " ou " Hakuna matatiso " (Pas de problème, ne t'en fais pas)

En cliquant sur le titre vous serez redirigé sur la première page de notre safari: le parc national du Lac de Manyara.

- Safari dans le parc de Manyara

Nuit au Ngorogoro Forest tented Lodge à Karatu

 

- Safari dans le Cratère du Ngorongoro

Nuit au Serengeti Heritage Ndutu Camp

- Safari dans les plaines de Ndutu

Nuits au Ndutu Widlands camp

- Safari dans le Serengeti

Nuit au Sound of Silence

 En Tanzanie la nature est reine. Avec quatre millions d’animaux sauvages, dont des milliers d’espèces d’oiseaux, de reptiles, de poissons et d’insectes, ainsi que 430 espèces de mammifères. Et bien sûr les " big five ", popularisés par Ernest Hemingway dans les Neiges du Kilimandjaro. Ce pays possède un trésor, essentiel pour lui et pour toute la planète avec ses 22 parcs nationaux.

Dans ma publication précédente : Du Cratère du Ngorongoro aux plaines de Ndutu, nous sommes arrivés de nuit dans notre campement le Serengeti Heritage Camp, campement mobile installé chaque année, entre janvier et mars, dans les plaines de Ndutu , passage de la grande migration.  Nous y passerons une nuit, avec l'impression de vivre des scènes du film "Out of Africa"; bercés par les sons de la savanne : rugissements, feulements et bruits animaliers de toutes sortes...

Au petit matin, dès que le jour s'est levé, je me suis assis, avec mes objectifs, devant la tente et ai patiemment, sans bouger et sans bruit, scruté la lisière... La patience est toujours récompensée et bien avant que le campement s'anime, des Impalas, puis des Gnous vinrent observer le campement... Une journée qui débutait sous de bons auspices. Vous allez le découvrir ce fut un belle journée !

Petit déjeuner pris, bagages faits et chargés, nous parons le véhicule et prenons la piste arpentée de nuit vers le plan d'eau, point de départ de cette nouvelle journée de safari sous le regard des marabouts...

Jour 3 et 4 : Les plaines de Ndutu, itinéraire de la "Grande Migration"...

Ndutu se situe à la frontière entre l'Aire de Conservation du Ngorongoro et le parc national Serengeti. De décembre à mars, c’est la saison où d’immenses troupeaux de gnous, de zèbres et de gazelles peuplent ces plaines.

Le troupeau de 2 millions d’herbivores, dont 1,3 millions de gnous, se déplaçant selon un trajet et un rythme immuables, est certainement l’un des spectacles animaliers les plus impressionnants qu’il soit donné d’observer. En Tanzanie et au Kenya, aucune clôture n’entrave les déplacements et l’on assiste à la dernière grande migration animale au monde. Le troupeau parcourt chaque année plus de 800 kilomètres selon un circuit circulaire du Sud du Serengeti au Masaï Mara, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Aucune pâture ne peut nourrir plus de quelques jours un tel nombre d’animaux, ils sont donc obligés de se déplacer continuellement. Les gnous forment des colonnes pouvant atteindre 40 km de long et ils sentent la pluie de loin, se précipitant en courant vers les zones où l’herbe reverdit. S’ils sont les plus nombreux, les gnous ne constituent qu’une partie de la caravane : des centaines de milliers de zèbres et de gazelles se joignent à eux, les zèbres parce qu’ils se sentent plus en sécurité noyés dans la masse et les gazelles car elles ne peuvent brouter que l’herbe rase, les gnous leur servant de débroussailleuse...

Et bien sûr les prédateurs ne rateraient pour rien au monde

une telle occasion. Certains nomades, comme de jeunes lions mâles, suivent le troupeau toute l’année, alors que d’autres gardent leur territoire et se contentent d’attendre le passage de leurs proies.

Dans ces vastes plaines, aux nombreux points d’eau permanents, les troupeaux d’herbivores suivis de leurs prédateurs (lions, guépards, hyènes…) offrent un spectacle impressionnant.
De nombreux documentaires sur les guépards ont été tournés dans cette région...

Mais, avant de rejoindre les pistes empruntées par ces troupeaux de gnous et de zèbres qui s'étirent à perte de vue dans les plaines de Ndutu, nous ferons de belles rencontres...

Le marabout d'afrique

Le  marabout  d’afrique  est  souvent  considéré  comme  l’un  des  animaux  les  plus laids  de  la  planète.  Énorme, chauve,

disgracieux, pourvu d'un bec imposant, sont les quatre qualificatifs qui  le caractérisent le mieux. Pourtant, sous son allure et ses traits peu avantageux, le marabout cache des qualités admirables.

Le nom marabout dérive du mot arabe "murãbit", qui désigne un homme saint. Ce nom lui a été donné au début du  XIXe siècle par le naturaliste néerlandais Coenraad Jacob Temminck (1778-1858).

Le Marabout d'Afrique est une espèce d’échassier proche parent de la Cigogne blanche. C'est l'un des plus grands ciconiidés. Un mâle adulte peut atteindre 1,50 mètre de haut et peser plus de huit kilos. Les femelles sont un peu plus petites.

La tête et le cou sont nus, rosâtres ou rougeâtres, avec quelques touffes de plumes éparses. La peau de la tête fortement pigmentée est une protection naturelle contre le soleil et les cloques qui peuvent s’infecter lorsque l’oiseau plonge sa tête dans une carcasse.

Son gros bec, formé de couches de corne rigides et épaisses, est composé de deux mandibules reliées au crâne par des muscles puissants. Il  peut mesurer plus de 30 cm et représente un instrument puissant pour détacher des carcasses des gros morceaux d’un kilo de viande.

Les yeux sont brun foncé. Les longues pattes et les doigts sont gris foncé, mais ils apparaissent souvent blancs, couverts d’urine et de fientes qui protègent la peau du soleil et aident l’oiseau à réguler sa température.

Les marabouts mâles sont reconnaissables par la présence d'un sac gulaire rose (une poche sur la gorge) qui peut pendre sur 40cm de longueur. Une autre poche moins visible se trouve à la base de l’arrière du cou, cachée dans une collerette de plumes blanches. Ces ornements particuliers sont utilisés au cours des parades. Le marabout peut la gonfler ou la dégonfler grâce à un système de poches d'air reliées aux narines.

Le marabout d'Afrique est un échassier grégaire qui nidifie fréquemment en colonies variant de quelques dizaines à quelques milliers d'individus, à proximité des sites où ils savent trouver de la nourriture. Mais seule une partie de la population se reproduit à la fin de la saison des pluies. Les marabouts jouent particulièrement bien leur rôle de parents.

Bien que souvent observé dans les marais ou au bord des lacs et cours d'eau africains, le marabout n'est pas lié à l'eau. Il vit et se nourrit aussi dans la brousse aride et dégagée et la savane arborée, partout où la température est assez élevée pour produire des courants thermiques aériens sur lesquels il plane en cercles.

Le marabout d'Afrique est aisément reconnaissable car il adopte des postures caractéristiques. Au sol, il se poste debout la tête rentrée dans les épaules ou assis sur ses tarses. 

En vol, contrairement aux autres "ciconiiformes", il vole le cou replié à la façon des hérons. Malgré sa taille, le marabout est un excellent voilier.

Avec une envergure de plus de 2,50 mètres, il partage avec le condor des Andes le record d'envergure des oiseaux terrestre.

Il est capable de planer en compagnie des meilleurs et ne manque pas d’élégance en vol.

Il maîtrise les courants d’air chaud, ou ascendants, et il lui arrive de voler tellement haut que, d’en bas, il est presque invisible. On a observé des marabouts qui montaient jusqu’à 4 000 mètres !

C'est depuis les airs, tel un vautour, qu'il repère les charognes dont il se nourrit le plus souvent.

Malgré son appartenance à une famille d'oiseaux échassiers, le marabout d'Afrique est à bien des égards plus proche des vautours.

En plus de charognes, le marabout mange différents animaux qui passent à sa portée. Il se nourrit souvent en marchant à terre ou dans l'eau, capturant les grenouilles et les serpents dans les marais peu profonds ou, à terre, les petits mammifères, d'une brusque détente du bec.

Les sauterelles et les criquets sont également des proies faciles et sont consommés en grandes quantités.  Il lui arrive aussi de piller les nids de certains oiseaux.

Conciliabule entre charognards : un vautour et un marabout...

Le marabout d’Afrique est commun et même abondant à travers sa vaste distribution, et sa population semble augmenter car ces oiseaux sont capables d’exploiter la croissance incessante des quantités de déchets provenant des humains.

A cause de son apparence peu avenante et de ses comportements alimentaires, le marabout d’Afrique attire moins les chasseurs. Le marabout possède de belles plumes sous la queue, qui étaient autrefois utilisées pour la décoration des vêtements féminins. Dans certaines régions d'Afrique la chasse au marabout dans ce but a sérieusement réduit les effectifs de l'espèce. Cependant, l’oiseau est encore chassé et vendu sur les marchés au Nigeria au profit des médecines naturelles. Mais le marabout d’Afrique bénéficie aussi parfois d’une certaine protection parce que ses habitudes de charognard aident à contrôler les virus et autres maladies et à éviter peur propagation.

Son statut de conservation selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est classé comme préoccupation mineure, ce n’est pas une espèce en danger.

Alors que nous observions ces charognards volants que sont les marabouts, est apparue une hyène tachetée, un des animaux les plus mal compris du monde animal.

Elle a la réputation d'être sournoise et lâche alors qu'en fait c'est un animal fascinant et intelligent avec un système social incroyable.

La hyène tachetée est le deuxième plus grand carnivore d'Afrique après le lion. Les mâchoires sont probablement les plus fortes par rapport à la taille de n'importe quel autre mammifère. Elles lui permettent de broyer des os lourds pour obtenir la moelle nutritive à l'intérieur. En apparence, elle ressemble à un chien avec les épaules hautes et puissantes descendant en pente douce vers l'arrière train. Elle mesure entre 1,3 et 1,85 m de long pour un poids allant de 45 à 82 kg.

Son pelage est court de couleur sable avec des taches noires sur le dos, les flancs, le bassin et les jambes, couleur qui la différencie des autres hyènes. Une crinière courte se termine juste derrière les épaules, et la queue est touffue et courte de couleur brune avec une pointe noire.

La hyène tachetée peut consommer jusqu'à 14 kg de nourriture en un seul repas, cependant elle se contente d'environ 1,5 à 2 kg de viande par jour.

L'espérance de vie de la hyène tachetée est d'environ 20 ans à l'état sauvage. Chaque clan de hyènes tachetées occupe un territoire et le défend contre les clans voisins.

Les femelles, qui sont plus agressives que les mâles, sont le sexe dominant.

Le clan est structuré par une hiérarchie stricte où le plus haut classement masculin est subordonné au plus faible classement féminin.

Bien que les hyènes tachetées vivent en clans, les membres d'un clan ne sont observés tous ensemble que dans trois circonstances : pendant la chasse, pour défendre leur territoire et devant la tanière communale.

Les hyènes tachetées sont de redoutables chasseurs, mais aussi des charognards et opportunistes invétérés. Lorsqu'elles chassent à plusieurs, elles s'attaquent à de grosses proies même des buffles. Elle utilise ses sens aiguisés de la vue, l'ouïe et l'odorat pour chasser des proies vivantes et détecter des charognes de loin.

Elle chasse souvent ses proies sur de longues distances à des vitesses allant jusqu'à 60 km/h.

La hyène tachetée est reconnaissable à ses oreilles courtes et arrondies et à ses pattes antérieures relativement longues. Les pieds ont quatre orteils avec des griffes courtes non rétractables et de larges ventouses. Chez cette hyène, les organes génitaux femelles sont très développés, au point de les faire parfois ressembler à ceux des mâles.

La hyène tachetée vit dans les savanes, les prairies, les forêts et les forêts de montagnes, jusqu'à une altitude de 4 000 m.

Difficile à observer, nous aurons la chance d'en croiser d'autres dans le serengeti...

Le marabout d'afrique

Le  marabout  d’afrique  est  souvent  considéré  comme  l’un  des  animaux  les  plus laids  de  la  planète.  Énorme, chauve,

disgracieux, pourvu d'un bec imposant, sont les quatre qualificatifs qui  le caractérisent le mieux. Pourtant, sous son allure et ses traits peu avantageux, le marabout cache des qualités admirables.

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