Les hippopotames du Niokolo Koba...

Le Parc National du Niokolo Koba s'étend sur 913.000 hectares à l'extrême sud-est du Sénégal, entre les frontières de la Gambie, de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry et du Mali. Il occupe un bon quart de ce que l'on a coutume d'appeler le « Sénégal oriental".  Le parc offre un paysage riche et très varié, où se concentrent presque toutes les espèces végétales et animales des savanes de l’Ouest africain.

Son altitude varie de 16 mètres à 311 mètres (le Mont Assirik constitue ce point culminant). Quelques petites chaines de collines d'une altitude moyenne d'à peine 200 mètres sont séparées par d'immenses plaines inondables qui deviennent parfois marécageuses durant la saison des pluies. Le Niokolo Koba tire son nom d'un des cours d'eau qui le traverse. Avec une autre rivière permanente, le Koulountou, ils constituent les affluents de la rivière Gambie qui traverse également le parc. Inscrit comme site du Patrimoine mondial et Réserve de la biosphère internationale, le parc compte près de 350 espèces d’oiseaux et 80 espèces de mammifères, notamment des  hippopotames dans les cours d’eau.

Animal semi-aquatique extrêmement massif, l'hippopotame, avec ses 3200 kilogrammes pour un mâle adulte est considéré comme le second animal terrestre le plus lourd derrière l'éléphant. En dépit de son poids il est capable de courir à 30 voire 40 km/h sur plusieurs centaines de mètres. L'hippopotame se déplace avec aisance dans l'eau et peut parcourir 30 km à la nage et est capable de gravir des sentiers à pic.

Son espérance de vie est de 30 à 40 ans.

Sous des airs de gros animal sympathique se cache en réalité l'un des pires ennemis du monde animal pour les touristes.

Rien de destine l'hippopotame à s'en prendre à l'homme. Herbivore, malgré ses longues dents aiguisées, il attaque lorsqu’il lui semble qu'on empiète sur son territoire. Même les crocodiles semblent le craindre.

L’hippopotame, compte tenu de sa disparition dans plusieurs régions est classé, depuis 1986 par le code de la chasse et de la protection de la faune, comme espèce intégralement protégée. La perte de son habitat et le braconnage qu’il subit ont réduit de façon drastique sa population au Sénégal.

Les hippopotames sont également perturbés par les pêcheurs qui les poussent jusque dans leurs derniers retranchements.
Cette attitude des pêcheurs, en particuliers, a poussé ces animaux sauvages à défendre leur territoire et leur progéniture. Les femelles suitées deviennent alors particulièrement agressives vis-à-vis des personnes.

Les hippopotames ont été photographiés dans le fleuve Gambie et dans l’un de ses affluents la rivière Niokolo Koba qui a donné son nom au parc.

Cours d’eau très irrégulier, d’une longueur de 1 130 km (dont 500 km navigables), le fleuve Gambie prend sa source dans le massif du Fouta-Djalon, en Guinée, puis traverse le Sénégal et la Gambie. Il est source d’alimentation de nombreux points d’eaux pour la faune sauvage. Le fleuve rejoint l’Océan Atlantique à Banjul (capitale de la Gambie).

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