Je nourris les oiseaux en hiver...

La chute des températures provoque une raréfaction des aliments naturels dont se nourrissent les oiseaux. Ces derniers, pour affronter le froid, brûlent davantage de calories que durant le reste de l’année. Ils peuvent perdre en une seule nuit jusqu'à 10 à 12 % de leur poids ! Dès la mi-novembre jusqu'à la fin mars, les oiseaux peuvent donc avoir besoin d'un petit coup de pouce, tant l'impact de l'homme sur l'environnement les laisse parfois démunis.

Georgia italique est une police délicate et s’inspire de la calligraphie. Elle permet de mettre en valeur une petite section de texte dans un paragraphe.

J'ai fabriqué deux mangeoires que je garnis tous les matins de graines oléagineuses (tournesol, cacahuète, noisette...) et de céréales (millet, mil, riz, maïs)...

J'y place également une boule de graisse dont ils raffolent.  Pour l'eau "nos" oiseaux bénéficient d'un petit bassin en guise d’abreuvoir et de baignoire, placé juste en dessous des mangeoires .

Les oiseaux qui passent l’hiver dans notre jardin, sont nombreux ;  j'ai, à ce jour, inventorié près de 10 espèces : Rouge-gorge ; mésange bleue et charbonnière ;  Moineau domestique ; Pic épeiche ; Grive musicienne ; Merle noir ; Étourneau sansonnet ; Troglodyte mignon ; Accenteur mouchet...  Sans oublier une bande de pigeons ramiers.

Tous ont pris leurs habitudes, que ce soit dans les mangeoires ou sur les arbustes, et me ravissent de leurs ballets qui m'offrent de beaux temps de pose...

Rouge-gorge :

Le Rouge-gorge familier se présente comme un petit oiseau rondelet, avec des ailes relativement courtes.

L'adulte est aisément reconnaissable à la couleur rouge-orangée qui envahit tout le devant du corps, front, lores, côtés de la tête, cou et poitrine. L'œil est sombre. Le bec fin, court et droit est brun foncé, avec la base un peu plus claire. Les pattes sont rougeâtres ou brunâtres suivant la lumière, quelquefois rosées.

Oiseau au comportement solitaire et territorial. Il use de son plastron "rouge" comme avertisseur et n'hésite pas à l'exhiber en toutes occasions quand il s'agit pour lui de faire valoir ses droits, réels ou usurpés. Même à la mauvaise saison, les rouges-gorges plastronnent pour défendre un territoire alimentaire et poursuivent vivement les importuns pour les refouler hors des limites invisibles qu'ils se sont fixées.

Le Rouge-gorge familier est avant tout un oiseau de la forêt. C'est le milieu qu'il fréquente sur les lieux de reproduction.

À la mauvaise saison, il quitte la forêt, pour gagner les jardins à la campagne, mais aussi en ville.

 

 

Le rouge-gorge se nourrit au sol. Il repère ses proies depuis un perchoir peu élevé et les capture à l'issue d'un petit vol d'approche.

Oiseau peu sociable et pas du tout grégaire, on ne le voit jamais en groupe, même dans les endroits à forte densité spécifique.

Semi-cavernicole pour la nidification, son nid est toujours très bien caché dans une anfractuosité de rocher ou d'arbre, contre un talus couvert de lierre, dans une souche pourrie, sous une touffe herbacée et très difficile à découvrir. La femelle y dépose 5 à 7 œufs blanc bleuté avec des taches rouges. L'incubation dure de 11 à 14 jours, assurée par la femelle qui est alors nourrie par le mâle.

Mésange bleue :

La Mésange bleue est une petite mésange qui tire son nom de la couleur bleue de sa calotte, de ses ailes et de sa queue. Sa tête est remarquable. La face, largement blanche, est barrée de trois traits bleu sombre à noirs, deux traits loraux qui passent par l'œil pour rejoindre la nuque de même couleur, et un large trait gulaire qui rejoint un collier, qui lui-même borde les joues blanches et rejoint la nuque.  L'œil est sombre. Bec et pattes sont gris bleuté.

La Mésange bleue est un petit oiseau très actif et très agile. Elle est sans cesse en mouvement à la recherche de sa nourriture. Elle a une façon bien à elle d'évoluer dans les houppiers en adoptant des positions acrobatiques autorisées par ses doigts griffus. Elle se laisse pendre à l'extrémité des rameaux, la tête en bas et explore du bec suivant la saison bourgeons et fructifications.

La Mésange bleue est une espèce forestière. C'est typiquement l'oiseau de la chênaie en Europe. Sa densité peut y atteindre 2,5 couples à l'hectare. Elle y côtoie ses consœurs charbonnières et nonnette. Elle déborde du milieu forestier à la faveur de sa plasticité écologique. C'est ainsi qu'on la trouve dans les bosquets, les haies arborées du bocage, les parcs, vergers et jardins.

 

La Mésange bleue cherche sa nourriture en hauteur dans les arbres et descend rarement au sol. À la belle saison, elle est essentiellement insectivore et peut s'attaquer à une grande variété de proies invertébrées de petite taille. En saison inter-nuptiale, l'espèce devient nettement granivore et frugivore, elle peut causer des dégâts dans les vergers en s'attaquant aux bourgeons et aux fruits, mais cela est largement compensé par sa consommation d'insectes. Au fur et à mesure que le froid gagne, elles se rapprochent des milieux urbanisés où elles savent pouvoir trouver un complément alimentaire. Elles fréquentent assidûment les postes d'alimentation, appréciant graisse et graines grasses.

La Mésange bleue se reproduit d'avril à juillet. C'est un nicheur cavernicole. Elle construit son nid dans toute cavité de taille convenable, pourvu que son entrée soit suffisamment restreinte pour lui éviter d'être confrontée à des concurrents de plus grande taille comme la charbonnière.

Mésange charbonnière :

C' est une grande mésange, la plus grande de celles auxquelles nous sommes confrontés dans l'ouest du continent. Elle est remarquable par sa tête noire à larges joues blanches. L'œil très sombre est noyé dans ce noir.  Le bec est noir et les pattes sont d'un gris bleuté.

La Mésange charbonnière est un oiseau forestier. Son adaptabilité écologique lui permet d'occuper à peu près toutes sortes de milieux arborés, naturels ou artificiels, parcs et jardins y compris en ville, vergers, bocage. Elle côtoie souvent l'Homme.

Le vol de la charbonnière est direct et onduleux. Ses ailes relativement courtes sont signes de sa sédentarité. Elles lui permettent d'être très agile dans le milieu forestier qu'elle fréquente à longueur d'année.

C'est un oiseau cavernicole pour la nidification, cette dernière est printanière, essentiellement d'avril à juin. Le nid est construit dans toutes sortes de cavités et anfractuosités, naturelles ou artificielles. Il est facile de l'attirer par exemple dans un nichoir artificiel. Il lui arrive d'occuper des endroits insolites comme les boites aux lettres. La construction du nid échoit à la femelle, ravitaillée par le mâle qui lui s'occupe surtout de la défense du territoire.

Moineau domestique :

Connu de tous, le "piaf" est si commun en milieu urbanisé et si peu farouche que le passant ne daigne même plus le regarder, excepté lorsqu'il a quelques miettes à lui lancer. Pourtant, cette petite boule de plumes sautillante, robuste et effrontée mérite notre attention.
Le Moineau domestique présente un  plumage sobre mais quand même assez haut en couleur quand on le regarde bien. La tête est remarquable, avec la calotte grise, la nuque châtaine, les joues blanc sale et la gorge noire se prolongeant en bavette sur la poitrine. L'œil sombre est inclus dans une zone lorale noire qui se poursuit par dessous.  Le bec fort et conique est noir, les pattes sont roses.

Le Moineau domestique vit pratiquement partout où l'homme est présent et a construit des bâtiments, villes et villages, hameaux, fermes isolées. Il lui faut un minimum de surfaces végétalisées où il pourra trouver sa nourriture, les matériaux du nid, se réfugier en cas de danger. Il est absent de tous les milieux forestiers fermés.
Une forme d'idéal pour lui est le village rural traditionnel, entouré de zones agricoles possédant dans son environnement immédiat jardins, vergers, haies, potagers, poulaillers, tas de fumier et de compost.

Deux qualificatifs s'appliquent bien au Moineau domestique, sédentaire et grégaire.

Il est probablement l'espèce la plus casanière d'Europe de l'Ouest. Un Moineau domestique né dans un village a toutes les chances d'y passer toute sa vie et il y est visible en toutes saisons.

Moineau soulcie :

Le moineau soulcie ressemble à la femelle du moineau domestique mais a des pattes plus longues qui le rendent légèrement plus grand, le corps est plus massif et plus élancé, le bec plus fort, la queue plus courte et les ailes plus longues.

Les deux sexes sont identiques : sourcil large et pâle qui le distingue rapidement des autres moineaux, et, sur le dessus de la tête une bande claire médiane.

La poitrine légèrement striée, la tache jaune du jabot est apparente uniquement chez le mâle, quand il ébouriffe ses plumes lors de la parade nuptiale.

Pic épeiche :

C'est le plus commun et le plus répandu des pics bigarrés dans son aire de répartition.
Son plumage est noir et blanc et le bas-ventre rouge vif. Chez le mâle, un carré rouge est présent sur la nuque tandis que chez la femelle la calotte est entièrement noire. Le bec puissant et pointu est noir. Les yeux sont foncés, entourés d'une fine bande blanche.

La langue des pics épeiches est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules, dont l'extrémité petite, plate et pointue, est ornée de petits crochets. Elle peut-être projetée loin en avant.
Les pattes et les doigts zygodactyles sont grisâtres. Les tarses sont courts et les doigts pourvus d'ongles solides et recourbés. Deux sont dirigés en avant et deux en arrière, ils leur permettent de grimper facilement aux arbres tout en prenant appui sur les plumes de la queue, excessivement robustes.

Contrairement aux oiseaux chanteurs, le pic épeiche utilise les tambourinages comme moyen de communication, notamment pendant les parades territoriales de février à mai. La cadence est de 5 à 20 coups de bec par seconde avec une fréquence de 5 à 6 tambourinages par minute. Un mâle non accouplé peut tambouriner jusqu'à 600 fois par jour.

Le pic épeiche se nourrit plutôt dans les arbres, sur les troncs et les grandes branches. Il peut aussi se nourrir sur le sol, mais c'est plus rare.

Il ne s'éloigne jamais des arbres. Il travaille en allant vers le haut du tronc, mais aussi d'un côté à l'autre, tapant dans l'écorce pour extraire la nourriture des crevasses avec le bout de sa langue collante. Il tourne autour du tronc, sans doute pour ne pas se laisser observer.


Le pic épeiche vit dans les forêts et les zones boisées de toutes sortes, les haies d'arbres, les vergers, les parcs et les grands jardins. Il a une nourriture très variée, constituée de petits invertébrés, de graines et de fruits. A la bonne saison, il consomme essentiellement des insectes qu'il trouve en explorant les troncs et les branches, et le lichen des acacias à l'arrière saison. Il ne dédaigne pas les nichées d'autres cavernicoles telles les mésanges.

Le pic épeiche est commun et largement répandu, mais la déforestation est la menace la plus importante qui pèse sur lui.

Fauvette des jardins :

Oiseau furtif qui se dissimule dans la végétation même quand il chante, toujours de manière soutenue, il est difficile à observer.

La fauvette des jardins a un plumage discret sans signe particulier : dessus du corps brun, dessous blanc grisâtre.

Son bec est court et robuste de couleur grise, pattes gris brun, cercle oculaire peu marqué mais net.

La fauvette des jardins se nourrit principalement d'insectes et de larves, surtout des chenilles, mais est friande de baies et de fruits.

Pigeon ramier :

Le Pigeon ramier ou Palombe est la plus grande et la plus commune des espèces de pigeons européens. Les deux sexes sont semblables. Les oiseaux adultes ont un plumage bleu-gris, rosâtre sur la poitrine et une tache blanche sur le côté du cou. Le bec est rougeâtre avec une extrémité jaune et les pattes sont roses.

Le pigeon ramier se nourrit dans les terres cultivées dégagées et les prairies. On peut aussi le rencontrer en lisière de forêt, dans les parcs et les jardins. Il est aussi de plus en plus visible en ville.

Son chant fait partie des sons familiers de la campagne, comme le bruit de ses ailes lorsqu'il prend son envol.

En dehors de la période de reproduction, les pigeons ramiers se rassemblent en grands groupes.

adulte.

Les oiseaux du nord et de l'est migrent vers les pays méditerranéens en septembre ou octobre et ils reviennent vers la mi-mars. La plupart sont toutefois sédentaires.

Le pigeon ramier se nourrit essentiellement de végétaux, céréales, feuilles vertes, pousses, semences, baies,  glands, fruits, racines, mais également des insectes, de vers et de mollusques.

Voilà pour les oiseaux photographiés... Le Troglodyte mignon, l'Accenteur mouchet, l’Étourneau sansonnet, les Pinsons des Arbres et du Nord, ainsi que le Pivert, souvent observé, ont échappé à mes objectifs...  Mais au-delà l'observation prime :

Initiée par le GEOCA (Groupe d'étude ornithologique des Côtes d'Armor) en 2009, l'opération "Oiseaux des jardins" vise à recenser de façon ponctuelle, l'abondance des principales espèces d'oiseaux fréquentant les jardins en hiver.

Cette opération de sciences participatives se veut à la fois un moment de sensibilisation et d'information sur les oiseaux les plus communs. Elle constitue également un outil de connaissance sur l'évolution des populations de ces espèces qui connaissent, pour certaines, de dramatiques chutes d'effectifs ces dernières années. Elle est donc reconduite chaque année à la même période.

Depuis 2011, Bretagne Vivante s'est joint au GEOCA pour mobiliser les observateurs sur les cinq départements de la Bretagne historique chaque dernier week-end de janvier.

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