Road Trip 2019 : Désert des Bardenas Reales...

Le " Road Trip " peut être considéré comme un mode de voyage.

La traduction littérale est " voyage sur la route ". C'est une façon de voyager, de découvrir une région, un pays, en roulant en moto, en voiture, à vélo, ou à pied, en voyant défiler les kilomètres pour le plaisir des yeux, de la découverte des villes, des paysages, des populations, en sortant un peu, voire beaucoup en ce qui nous concerne, des sentiers battus.

On The Road Again - Bernard Lavilliers

Notre Parcours

Carte Road Trip Bardenas 2019.jpg

Nous avons parcouru 2 500 kilomètres... Soit un " Road Trip " de 1 300 kilomètres entre notre point de regroupement :  Cahors et notre lieu de  dispersion  : Eugénie-les-bains.

4 étapes sur 6 jours, soit 3 nuitées sous tentes individuelles en terrain de camping : Andorra la Vieille, Alquézar et Eugénie les Bains et 3 nuitées en gîte, au nord de la Gorra et proche du chemin de transhumance historique : Canada de los Roncaleses, au cœur du désert des Bardenas.

Les " bikers " au départ de cahors.

De gauche à droite : Cyprien, Quentin, Norbert, Xavier, Bertrand, Michel.

Loïc, en photo ci-contre nous rejoindra pour le déjeuner de midi au pied des Pyrénées.

Trois trentenaires et quatre quinquagénaires, pères et fils, frères et amis, pour le premier " Road Trip " d'une série

que nous souhaitons longue. Celui de mai 2020 est en préparation...

Au cours de notre périple, lors de notre soirée à Alquézar, après avoir croisé un groupe de " bikers " en Harley Davidson, les " Mosquitoes " pour ne pas les citer, notre groupe a décidé qu'il porterait lui aussi un nom... ce dernier s'imposera à chacun lors de notre première soirée dans les Bardenas... A suivre, images à l'appui.

Première étape : Cahors - Andorre la Vieille (350 kilomètres environ).

Après avoir emprunté l'autoroute jusqu'à Saverdun, afin de gagner du temps pour rejoindre les contreforts des Pyrénées, nous avons pris la Nationale 20, via Pamiers, Foix, Ax les termes, puis avons abordé la route sinueuse de montagne jusqu'au Pas de la Case.

 Porte d'entrée de la Principauté d'Andorre, située entre 2 000 et 2 200 mètres d’altitude, à une trentaine de kilomètres et 45 minutes de route d’Andorre-la-Vieille, capitale de la Principauté, le Pas de la Case est la première ville que l'on traverse juste après avoir franchi la frontière avec la France.

Le temps très humide et frais pendant l'ascension vers le Pas de la Case, la route juste déneigée par endroit, ne nous ont pas incités à flâner sur site.

Après une courte pause à l'entrée de cette station de sports d'hiver et de randonnées d'été, nous sommes repartis affronter l’impressionnant col du port d’Envalira à 2 409 mètres d’altitude, avant de rejoindre Andorre la Vieille, terme de notre première étape.

Bivouac "au carré", les machines alignées devant les tentes.

Andorre la Vieille de nuit,

très éclairée mais sans touristes en ce début mai...

Deuxième étape : Andorre la Vieille - Alquézar (298 kilomètres environ) sur des routes secondaires.

Le soleil est de la partie pour cette seconde étape. Nous quitterons Andorre la Vieille en fin de matinée, pour n'emprunter que des  routes secondaires qui nous feront traverser les provinces de " Huesca, Saragoza et Navarra " avant d'atteindre notre point de bivouac de la journée : Alquézar.

Le site d'Alquézar parfaitement intégré à un paysage impressionnant, apparait au détour de la route.

 

Accrochée au rocher et dominée par son château-collégiale (Monument National depuis 1931), la vieille ville (déclarée Monument Historique Artistique par l’UNESCO en 1982), déploie un dédale de ruelles irrégulières bordées de maisons aux façades blasonnées et aux portails de pierre.


 

Au détour de la route, Alquézar de nuit.

Alquézar est une Ville Médiévale située au bord de la rivière Río Vero, pratiquement dans le centre du département de Huesca, dans la contrée du Somontano de Barbastro.

Elle se trouve à 660 mètres d´altitude, sur une des chaînes parallèles à la chaîne de montagnes Pyrénéennes, la Sierra de Guara.

Ces dernières années, Alquézar s´est améliorée en infrastructures et en services, devenant un des villages de référence de la contrée du Somontano.

Aujourd´hui c´est la destination touristique la plus prisée de la chaîne de montagnes de Guara.

Ce site touristique, qui abrite de nombreuses grottes dans lesquelles se trouvent plusieurs  manifestations de l´Art Rupestre, une des principales raisons de la création en 1990 du “ Parc Naturel de la Sierra et des Canyons de Guara ”, est également le point de départ de multiples routes de randonnées, de descentes de rivières et de ravins.

 

Déplacement au restaurant à pied pour un dîner détente

avant une bonne nuit d'un sommeil réparateur.

Le soleil levé, démontage du bivouac...

Et rangement des effets dans la bagagerie... A chacun son style...

Troisième étape : Alquézar -  Bardenas Reales (235 kilomètres environ) sur des routes secondaires.

 

Peu connu il y a encore quelques décennies, le désert des Bardenas Reales est aujourd’hui devenu un incontournable des photographes en mal de paysages escarpés, des nostalgiques de l’Ouest Américain ou encore des fans de Game Of Thrones, quelques scènes de la saison 6 de la série y ont été tournées.

Arrivée dans les Bardenas Reales, à nous les pistes !

C'est par beau temps que nous avons parcouru cette étape qui nous mènera à notre objectif : le désert des Bardenas Reales, le deuxième désert européen, avec celui de Tabernas en Andalousie.

Un lieu exceptionnel et singulier,  une zone unique où sols et reliefs y sont continuellement façonnés par les vents, les pluies et les amplitudes thermiques, et cela depuis des millénaires. Une anomalie paysagesque composée d'impressionnantes cheminées de fée ( sorte de grande colonne naturelle faite de roches friables, le plus souvent sédimentaires, et dont le sommet est constitué d'une roche résistant mieux à l'érosion ), des collines tabulaires,  de hautes falaises et des ravins.

En milieu d'après-midi, après quelques heures de " pilotage " sur des routes secondaires et plusieurs kilomètres de pistes, nous arrivons dans le désert des Bardenas où, après avoir résolu un problème mécanique de masse électrique (spéciale dédicace à Michel) nous nous installons dans notre gîte.

Nous prenons possession des lieux, et découvrons nos " squatters "  ailés qui nous réveilleront aux aurores...

Pendant que les pilotes de trails, sont en ville pour faire les courses alimentaires,  Michel, Xavier et moi, en attendant leur retour et en dépit d'un ciel un peu voilé, photographions les environs de notre gîte où nous passerons 3 nuits.

Nos pilotes de trails, Quentin, Cyprien, Loïc et Bertrand de retour du  ravitaillement...

A leur arrivée, nous constatons, avant d'aligner les motos dans le " corral ", que la Yamaha Diversion de Loïc a subit une modification au niveau du carénage... En les écoutant nous narrer leur retour au gîte, nous apprenons que Loïc, n'a pas pu négocier un virage et fait un " tout droit ", franchissant un dénivelé d'une bonne soixantaine de centimètres en contrebas, tout en prenant soin d'éviter un rocher, avant de s'arrêter à un mètre d'un point d'eau marécageux... Même pas peur... Même pas mal ... Du pilotage !

C'est ainsi que nous est venu l'idée de nous bâptiser : " Les faiseurs de traces "....

Nous réinstallerons la bulle à grand renfort de ruban adhésif, fixerons le clignotant cassé et bricolerons les attaches de la bagagerie arrachée lors de la chute, Quentin disposant des outils et moyens afin de tout remettre en ordre pour la poursuite de notre " Road Trip ".

Première soirée au gîte... Dîner de spécialités locales, puis soirée auprès du feu allumé à l'extérieur avant une bonne nuit .

Ce matin, un des "faiseurs de traces", Bertrand et sa KTM 1290, nous quittent pour rejoindre le Sud de la France, en une étape.

Quatrième étape : Balade en motos sur les pistes des Bardenas Reales ...

Le Parc naturel des Bardenas est un lieu unique en son genre qui s’étend sur 425 km2, soit plus de quatre fois la surface de Paris intra-muros : 105 km2.

Cette vaste étendue naturelle est composée de paysages semi-désertiques formés de roches et de pitons aux formes étranges, alternant avec de vastes champs à l’apparence aride mais cultivés une année sur deux afin de préserver la biodiversité. Ces espaces sont entrecoupés de pistes caillouteuses et de canyons asséchés rappelant le désert marocain ou celui de l’Arizona.

Les  quinqua sur les " routières " en hors piste... Norbert en Goldwing 1800,  Xavier en BMW GT 1600 et Michel en Moto Guzzi 1200.

Tous les types d’excursion sont possibles dans cet immense territoire de liberté mais avec des règles à suivre.

Mieux vaut  s’éloigner des sentiers battus pour humer et apprécier l’originalité de ce territoire. Il est devenu au fil du temps un lieu où cohabitent l’homme et la faune sauvage.

Cet espace a été un lieu de transhumance des troupeaux de moutons descendant des Pyrénées pour y passer l’hiver. Aujourd’hui, la transhumance se fait entre les champs cultivés et ceux provisoirement en jachère . La première année les terres sont semées de céréales puis la suivante le chaume ou les grains restés sur place servent à nourrir le bétail. Au total 87 districts d’élevage découpent les 42.500 hectares du site.

Les trentenaires en point carte... Pas de GPS.

Quentin Africa twin 1000, Cyprien KTM 990

Loïc Diversion (modifiée sur la piste)...

A chacun son style...

Après avoir avalé des kilomètres de pistes, pause détente en fin de circuit, avant le retour au gîte.

Recomplètement en carburant dans une improbable station bordant le désert...

Ci-dessous, dans un diaporama, quelques images de ce " délire de la nature ", saisies au cours de notre circuit moto dans le désert des Bardenas. Nous avons tous été saisis par l'impression étrange d'avoir changé de continent... Tant les paysages admirés tranchent avec ceux que l'on a l'habitude de voir sous nos latitudes.

Cliquer sur les flèches latérales pour faire défiler les photos.

 " L'Imperator ", le " vaisseau amiral ", ma Goldwing 1800 Deluxe, qui a dévoré les kilomètres de routes et de pistes avec aisance tout en préservant son pilote de toute fatigue...

Cinquième étape : Randonnée pédestre et sur les trails dans les Bardenas Reales ...

Ce parc naturel a été classé réserve de biosphère par l’Unesco en 1980, un label octroyé aux territoires conciliant la conservation de la biodiversité et le développement. Pour mieux encadrer l’activité touristique ce lieu a été classé Parc Naturel par le gouvernement de Navarre puis, en 2000, Zone de Protection Spéciale pour les Oiseaux des Steppes et les Rapaces (ZEPA). De nombreux oiseaux migrateurs ainsi que des aigles royaux y ont trouvé un refuge, en particulier pour y faire leur nid. C’est pour cette raison que certains sentiers sont parfois même interdits à la circulation entre février et fin août.

Le randonneur peut s’isoler sur des sentiers interdits aux véhicules motorisés pour laisser libre cours à son imagination. Il pourra croiser de nombreuses petites maisons ou cabanes de pierre qui servaient d’abris aux agriculteurs venus travailler la terre plusieurs semaines et s’occuper des troupeaux. Désormais, peu sont encore habitées compte tenu des conditions rudimentaires de vie sans accès direct à l’eau ni à l'électricité.

Les " quinquas " Michel, Xavier et Norbert, tous trois photographes amateurs se donnent pour objectif de rejoindre à pied et à l'azimurt un mont qu'ils graviront avant d'arpenter ses environs...

Ce matin, les " trentenaires " Quentin, Cyprien et Loïc enfourchent leurs bolides pour tenter, par les pistes, de "pointer" les quatre coins cardinaux des Bardenas.

Aigle royal

Cyprien (Cyp), Quentin (Joe), Loïc (Lolo)

L'objectif des randonneurs du jour...

Les randonneurs, chasseurs d'images...

Dans le diaporama, ci-dessous, quelques paysages photographiés au cours de notre balade à pied dans le désert des Bardenas....

Nous avons arpenté des plaines en friches pour gravir des reliefs sculptés par l’érosion puis descendre dans des canyons arides.  Cette région désertique aux reliefs somptueux, rappelle les paysages de l’Ouest américain, c'est le " Monument Valley " de l’Espagne, un désert surprenant et fabuleux à découvrir.

Cliquer sur les flèches latérales pour faire défiler les photos.

De retour au gîte, pour notre dernière soirée, le désert des Bardenas a salué notre départ, avec une fin de journée d'une luminosité toute particulière et d'un couché de soleil exceptionnel...

Cliquer sur les flèches latérales pour faire défiler les photos.

Sixième étape : Bardenas Reales - Eugénie-les-bains (268 kilomètres environ) sur des routes secondaires.

Au matin, nous quittons notre gîte et le désert des Bardenas, pour remonter vers la France. Nous rejoindrons les Pyrénées par des routes improbables, que nous imposent nos GPS, réglés sur " itinéraire le plus court ", avant d'atteindre dans l'après midi, Eugénie-les-Bains, aux confins des Landes, du Gers et du Béarn, dernier bivouac de notre " Road Trip ".

Dernière pause en Espagne, avant l'ascension des Pyrénées et le passage de la frontière.

Notre dernier bivouac, dans le village landais d'Eugénie-les-Bains, station thermale, qui a inventé la minceur par les soins, la nature et l’assiette

Après avoir monté nos tentes, puis piqué une tête dans la piscine, nous découvrons effectivement que la cure se fait également dans l'assiette, comme en témoigne, cette caravane qui, tous les vendredis, s'installe dans ce camping de curistes pour y proposer de délicieux hamburgers composés de spécialités régionales, comme le foie gras...

Après avoir commandé nos burgers et fait " main basse " sur le bar "ré-ouvert" exceptionnellement pour nous car nous ne souhaitions pas aller en ville, nous partagerons notre dernier repas de ce premier " Road Trip " des "Faiseurs de traces".

Au matin, les chargements effectués nous nous scindons en deux groupes.

Xavier et Loïc font route vers l'Est en direction de Cahors.

Michel, Cyprien, Quentin et moi

mettons le cap au Nord...

Michel nous quittera à Bordeaux,

Cyprien à Nantes.

Norbert et Quentin, père et fils, rejoindront Plouasne, au Pays de Poudouvre,  après une journée de roulage d'environ 600 kilomètres.

Cliquez sur la flèche afin de visionner la vidéo.

Cliquez sur le carré au bas de l'image pour visionner la vidéo en grand format.

Après avoir parcouru environ 2500 kilomètres de routes secondaires et  de pistes en 7 jours, chacun des membres de notre petite  communauté de motards a rejoint ses pénates sans problèmes mécaniques (pas  une crevaison...), ou physiques.

En ce mois de février 2020, les "Faiseurs de traces" préparent leur prochain Road Trip. Nous envisageons de nous retrouver le 16 mai à Lit et Mixe dans les Landes, afin de faire route vers la Galice en longeant la côte ouest de l'Espagne, puis rejoindre Porto notre objectif le plus au sud, avant de remonter vers les Pyrénées en passant par la Salamanque dans la communauté autonome de Castille-et-León.

Notre premier " road Trip " a fait des émules... et nous devrions être quatre "traceurs" de plus pour notre prochain périple...

On the road again...

On The Road Again - Bernard Lavilliers
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