Vagues sur la Petite Côte

Première semaine de mai, nous avons subi plusieurs "coups de mer".

Le phénomène était étonnant à observer car l'Océan au large apparaissait calme, mais de grosses vagues se formaient à proximité de la plage, s'enroulant avec force avant de littéralement exploser.

Certaines vagues s'élevaient à plus de quatre mètres de haut, avant de se fracasser, soulevant, brassant sable et coquillages, mettant à mal la plage, avant de se retirer en aspirant tout sur son passage ...

Du point de vue du physicien, une vague correspond à une onde mécanique qui se propage à l'interface entre la surface de l'eau et l'air. Celle-ci se caractérise par sa longueur d'onde, son amplitude, sa période et sa vitesse.

La formation des vagues dépend des conditions de la naissance de ces dernières et de leur propagation ; leurs aspects sont alors différents :

  • Si le vent qui a créé les vagues persiste, celles-ci prennent de l'ampleur. Elles s'élèvent jusqu'à un point critique puis se brisent et basculent vers l'avant. On parle alors de déferlantes ;

  • Aux abords de la côte, l'onde est perturbée par la faiblesse de la hauteur de l'eau. Cette fois encore, les vagues s'élèvent et se cassent, passé un certain point. Elles forment alors les fameux rouleaux, chers aux surfeurs.

La mer pousse une vaste plainte,
Se tord et se roule avec bruit,
Ainsi qu’une géante enceinte
Qui des grandes douleurs atteinte,
Ne pourrait pas donner son fruit ;

Et sa pleine rondeur se lève
Et s’abaisse avec désespoir.
Mais elle a des heures de trêve :
Alors sous l’azur elle rêve,


Calme et lisse comme un miroir.

Ses pieds caressent les empires,
Ses mains soutiennent les vaisseaux,
Elle rit aux moindres zéphires,


Et les cordages sont des lyres,
Et les hunes sont des berceaux.

Elle dit au marin : « Pardonne
Si mon tourment te fait mourir ;


Hélas ! Je sens que je suis bonne,
Mais je souffre et ne vois personne
D’assez fort pour me secourir ! »

Puis elle s’enfle encor, se creuse


Et gémit dans sa profondeur ;
Telle, en sa force douloureuse,
Une grande âme malheureuse
Qu’isole sa propre grandeur !

"Les solitudes" René-François Sully Prudhomme

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