Timimoun :  تيميمون ; ⵜⵉⵎⵉⵎⵓⵏ

                                  (Arabe)   ; (Berbère)

Au cœur des dunes ensoleillées du désert algérien, Timimoun,  commune de la wilaya d'Adrar en Algérie, est la principale oasis de la région du Gourara et ville relais entre le Touat et le M’Zab. Timimoun est la dernière frontière avant le grand désert de sable du

grand erg occidental.

Lieu au charme enchanteur, forte d’une très longue histoire, la ville construite au-dessus de la palmeraie, réputée pour la couleur ocre de ses constructions, d’où son

Ilot verdoyant au milieu de la mer de sable, on y apprécie  l’ombre apaisante de sa splendide palmeraie.

L'on y contemple également des dattiers hauts de 20 mètres et plusieurs arbres fruitiers tels que des figuiers, des oliviers, des amandiers et des grenadiers.

surnom d’« oasis rouge », offre des panoramas époustouflants.

Son architecture berbèro-soudanaise a inspiré des villes du Sahel tels Tombouctou et Djenné.

L’incursion dans l’univers de Timimoun permet d’admirer ses charmantes ruelles, son centre-ville et son marché animé où sont proposés une foison de fruits, de légumes, d’épices et de  dattes.

Le désert... Autour de Timimoun.

Les déserts se sont développés à la fin de l'ère tertiaire, il y a 15 millions d'années. Au début du quaternaire, les déserts actuels sont en place, mais leurs limites ont connu d'importantes variations. D'anciens dépôts lacustres, des plantes et des animaux fossiles, des vestiges préhistoriques témoignent des changements climatiques passés survenus dans les déserts. Il y a 20 000 ans, le Sahara s'étendait 400 km plus au sud, sur une partie du Sahel, où il a laissé des dunes actuellement colonisées par la végétation.

 

Dans ce décor superbe, magique nous sillonnerons les dunes à la recherche de rose des sables et de petits fennecs, malheureusement pas aperçus.

 

Mais le sommet des dunes est aussi un lieu qui se révèle propice à la contemplation, à la méditation d'autant plus que nous nous y posons pour le coucher de soleil.

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"Dans le désert au crépuscule, on s 'assoit sur une dune, on ne voit rien, on n'entend rien et cependant quelque chose rayonne en vous."

                                                                                                                                                                   Le petit prince - Antoine de Saint-Exupéry

Les oasis... Autour de Timimoun.

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La traversée de la Sebkha de Timimoun, le lac salé asséché, nous permet de découvrir de magnifiques paysages, sur lesquels le temps ne semble pas avoir de prise.

 

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Nous découvrons une région exceptionnelle près des oasis de Tamana et d’Ouadja. Au bas d’une longue falaise, s’étire une hamada c'est à dire plaine caillouteuse, un reg où de gros blocs épars ont été taillés par le vent.

C'est un paysage lunaire aux contours délimités qui en fait un endroit particulier et magnifique. Cela permet à chacune et chacun de se promener sans se perdre et de faire l’expérience, éminemment personnelle, de la confrontation de son intimité avec la solitude et le silence du plus grand désert, celui du Sahara.

Tout autour de la Sebkha se dresse de magnifiques petites oasis que nous allons visiter.

Nous arpenterons la belle oasis de Tala où nous découvrons l’agriculture oasienne à l’ombre des palmiers-dattiers. Nous y rencontrerons également les femmes de Tala, connues dans toute la région du Gourara pour leur artisanat de vannerie.

Nous prendrons ensuite la direction d'Ighzer (commune d’Ouled Said) située à 22 km au nord de Timimoun.

Nous y visiterons successivement sa grotte puis la vieille ville dominant la nouvelle.

 

Creusée au pied de la colline occupée par le ksar , la grotte "mystérieuse" naturelle s’enfonce de 80 m dans le grès tendre appelé « Tafza ».

Large de 8 m et haute de 7 m en tête, elle se rétrécit au fur et à mesure que l’on y pénètre pour se terminer en forme de boyau.

Fraîche en été et tiède en hiver, la grotte constitue un refuge appréciable contre les rigueurs climatiques.

Ighzer doit son nom au mot berbère Ghazir qui signifie Oued.

Le ksar d’Ighzer dont la fondation par Sidi Mansur remonte au début du 15 ème siècle, a gardé la forme générale qu’il avait au moment de sa construction par les berbères et constitue donc un trésor architectural de grande valeur.

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En quittant Ighzer et son ksar arpenté et exploré, jusqu'au sommet par des sentiers inaccessibles aux touristes, grâce aux enfants qui en connaissaient tous les accès, nous prenons la destination de Farraoun et ses jardins, un lieu improbable au milieu du désert,  où nous ferons la pose déjeuner, comme des caravaniers. Nos guides nous installent sur un tapis agrémentés de coussins sur lequel nous sera servi le repas, puis le thé traditionnel. 

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Au terme de cette pose enchanteresse, nous reprenons la piste à destination d'Ouled Saïd et son peigne de foggara, le typique système d’irrigation et de distribution d’eau.

Les foggaras, canaux souterrains qui affleurent par endroits  fonctionnent et distribuent, ici, l'eau depuis le IIe siècle. Ces canalisations d’eau, au doux ruissellement, s’étalent sur des kilomètres, traversant les palmeraies pour déposer leur précieuse eau dans les jardins.

« Ce qui embellit le désert, dit le petit prince, c’est qu’il cache un puits quelque part. »

                                                                    Antoine de Saint-Exupéry

Là encore, nous grimperons jusqu'au ksar qui domine les cultures, avant la pose à l'abri des dattiers...

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Après cette pose rafraîchissante, nous reprenons la piste avec pour objectif l'oasis de Taoursit, au cours de ce déplacement nous croiserons de nombreux ksar en ruines, ou occupés par quelques familles de gardiens de moutons et de bétail.

« Peut-être Dieu a-t-il créé le désert pour que l’homme puisse se réjouir à la vue des palmiers. »

                                                                                                                                          Paulo Coelho

C'est à Taoursit, au milieu de nulle part, blottie entre plateaux et dunes et après avoir traversé des ergs où rien ne semble pousser à l'exception de pierres millénaires que nous visiterons un magnifique ancien grenier-citadelle, vestige d'une richesse et d'une esthétique rare .

Après avoir quitté Taoursit, nous traverserons Aghlad, puis Tala ...

 ... Avant de prendre la direction de Timimoun, à l'azimut, à travers ergs et dunes franchies l'une après l'autre ...

Parcours qui ne peut se faire qu'avec des conducteurs qui connaissent tous les recoins de l'erg depuis des années.

Le difficile, dans le désert, c'est de trouver la sortie.

                                                    Philippe Alexandre

Tous nos déplacements en 4x4 se firent  au son des  chants targui et du rock touareg, en parfaite symbiose avec les paysages que nous traversions.

Notre conducteur nous a fait découvrir le groupe Tinariwen, qui de fait accompagne musicalement cette page sur notre séjour à Timimoun.

Tinariwen est un groupe de musique touareg, originaire de Tessalit dans la région de Kidal au nord du Mali. Leur musique, Assouf, qui signifie en tamasheq la solitude, la nostalgie, fait la synthèse entre le blues, le rock et la musique traditionnelle touareg.

C'est ce que l'on peut appeler le blues touareg, car comme le blues, il a été créé dans l'exil et la souffrance.

Tinariwen est une grande famille d'artistes touareg, un mouvement culturel et un courant musical. Les Tinariwen ne constituent pas une formation figée, les artistes y participent à leur guise.

Un tout grand merci à Michel pour m'avoir prêté  son Pentax et ses objectifs ... En cette période de manifestations à Alger, il était déconseillé, Michel en a fait l'expérience, de rentrer sur le territoire avec un sac de matériel photo.

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